09.05.2008

Moi et moi cohabitent

Moi et moi cohabitent, moi et moi avons deux vies bien différentes. Moi et moi sommes complémentaires et très différents. Moi et moi ne s’attirent pas et se rejettent. Moi et moi ne comprennent pas le paradoxe qui les réunit.

Moi non plus, je n’y comprendrai rien. La crise d’adolescence n’est pas terminée. Il y a bien un moi qui en veut, qui veut avancer, qui s’ouvre aux autres, qui croit en lui et en ses capacités. Ce moi là, m’aide à construire un cheminement professionnel. Ce moi là, me surprend lorsque j’arrive à approcher un certain nombre d’inconnus et à les intéresser à ce que j’ai à leur dire. Ce moi là, comprend beaucoup de choses rapidement et me donne l’impression d’avoir de l’assurance. Ce moi là, est fier de ses qualités qu’on lui a donné. Ce moi là, en impose, a de la force et l’expose. Ce moi là, aussi est sensible, écoute les gens, s’ouvrent aux autres. Ce moi là, n’évolue que lorsqu’on parle de choses rationnelles, logiques, concrets, pragmatiques. Des choses qui sont réelles.

Pis, il y a cet autre moi. Totalement opposé. Ce moi là, est en perpétuel doute, en permanence inquiet sur lui-même. Ce moi là, a souffert, est désabusé de la dureté de sa vie Ce moi là, est renfermé sur lui-même, comme un loup solitaire. Ce moi là ne veut plus endurer, il n’arrive pas à comprendre ce qu’il ressent. Il ne comprend pas ses réactions, et ses ressentis sont vécus comme des cyclones dévastateurs. Ce moi là, appréhende l’inconnu, ce moi là ne se connait que peu, mais attend d’être exploré. Ce moi là a beaucoup à apprendre sur l’autre moi mais il est masqué par ce dernier. Mais ce moi agit comme un poison sur l’autre moi, car il vit mal. Ce moi là attends qu’un sauveur arrive pour se réfugier derrière lui. Ce moi là n’a confiance en personne, ni en lui-même. Ce moi là est incapable d’écouter les autres, ni de se laisser aux émotions, il aurait trop peur. Ce moi là ne fonctionne que lorsqu’on parle de choses irrationnelles, abstraites, imaginaires et émouvants.

Ces deux moi ont besoin de temps pour que la vie puisse les rendre harmonieux, et les rendre solidaires au fur et à mesure du temps. Ces deux moi ont besoin de se parler, de se connaître pour mieux vivre. Mais cela prendra du temps

19.02.2008

Moi, JH, 22ans

Moi, JH, 22 ans, célib, étudiant, sans fortune personnelle, ni d’intelligence physique particulière, ni même d’aptitude incroyable à part psychanalyser les gens sans raison, cherche JF un peu plus âgé (si possible) pour relation sérieuse et harmonieuse et surtout pour économiser le coût de la vie sans revendications particulières sur le caractère. Ah si, juste aimer les sarcasmes (tout de suite, ça pose le truc quoi). Possibilité de mariage et d’enfants si bonne entente. Moi, avantages : mature et réfléchi (enfin à ce qu’on dit). Moi, inconvénients : égocentrique et sarcastique pour pas un sou (ça part pas comme ça hein !!)

 

 

Voilà ma description telle qu’on la verrait dans un journal, si elle devait avoir lieu d’exister. Ma foi, je ne sais pas si elle vous donne envi. Tant pis, c’est pas grave, je comprend parfaitement. J’ai compris récemment pourquoi les gens se rattachaient au matérialisme. Bah, c’est simple, ils trouvent personne à aimer, alors les gens, ils se rattachent à leurs animaux, voitures, costumes Georgio Armani acheté en soldes (après 3 semaines intensives de lèche vitrines en attendant le fameux rabais à 50%). Leurs possessions en toute somme. Ca me donne des idées. Une poupée gonflable, ça coute cher ? non, une petite péruvienne, ça vaut le coup ? oupslà, surement pas, vu le chaos engendré par l’assoc qui était censé rapatrié des ptits enfants tchadiens. Bon ben oui, je dois le constater, je suis seul, alors qu’autour de moi, ça roucoule comme des ptits oiseaux ayant mangé un maigret de canard.

 

 

« Quoi tu es seul, toi, pourtant je suis sur que tu trouveras  –passage censuré car propos émanant de personnes ayant fumé à fort THT, d’où le manque de réalisme face à cette situation- me diront certains.

 

 

« Ahah, normal » me diront d’autres qui ne trouveront là aucune raison scientifique de le justifier et n’ont rien de mieux à faire que d’en rire, à défaut d’en pleurer, m’enfin à ce que dit la célèbre citation.

 

 

Et puis un jour, je sais pas comment, j’ai du lire ça quelque part :

 

 

« fais comme moi, bosse comme un fou, comme ça t’oublies ça »

 

 

Il est vrai qu’accouplé à la préconisation d’un coach en management des compétences que les anxieux doivent à tout pris s’occuper, faute de quoi, leurs pensées anxiogènes vagabonderaient de retour, cette idée a germé dans ma tête. Non, là, je suis sérieux. Je parle toujours de moi, faute de savoir quoi dire, puisque comme je le rappelle, je suis seul, et donc je ne sais pas parler de personnes autre que moi. C’est bon, je rattrape ma dose de bordel dans ce texte. Bon bref, je suis sérieux, oui. Cette idée a poussé dans la tête, si bien que dans mes études, je passe pas mal de temps à faire pas mal de choses. Le pire, c’est que j’aime ça. Les autres moins, forcément pasqu’ils aiment pas ça autant que moi. Voire pas du tout. C’est marrant, j’ai jamais été aussi ambitieux qu’avant, comme si c’était la seule chose qui pouvait me rendre satisfaction. Ca revient au bonheur matériel quelque part. Faute de mieux, hein. Avoir un bon job, des responsabilités, des projets complexes, se prendre au jeu, se sentir concerné et pis d’avoir un gain pécunier rendent les perspectives plus intéressantes que d’attendre un coup de chance pour la fameuse princesse. Car il faut bien être réaliste. Je rêve d’une princesse, et j’en ai pas le moindre ombre de sa présence. Un pote aura beau me dire qu’il n’est pas « un autre », mais pourtant je maintiens ma thèse. Ce genre de trucs n’arrive qu’aux autres. Bon, lui ça va, il traîne moins avec moi, je l’appelle plus à des heures de malade, ni squatte chez lui pour jouer au poker avec des pates et du riz. Bon ça va, sa copine est une crème, il squatte chez elle pour le wifi et tout. Voilà quoi. C’est bien ce que je dis, ça arrive qu’aux autres. Tenez, en parlant de coup de chance. Je peux plus que qui au monde deviner si la nana que je convoite est prise. Bon en faite, faudrait inventer un nouveau jeu de loteries ou il faudrait deviner quelles sont les nanas qui sont prises. Non, mais sérieusement des études scientifiques révèlent qu’on est plus attirés par les personnes qui sont prises, comme si on ne voyait pas les célibataires à la bridget jones. Argh, ça relève d’un cercle vicieux c’truc. Y a des tickets pour rentrer dans le moule ? Faut’il être gentil avec Dieu, et surtout ne pas jurer, ne pas s’énerver, dire du bien de tout le monde, être gentil avec sa maman, promener le chien et sourire aux vieillards séniles qui ont beaucoup de mal à traverser la route ? Faudrait qu’on m’explique m’enfin.

 

 

Le bonheur matériel. Bon bref, dans mes plannings, je crois que c’est ptet le seul truc qui tient la route à présent. Rien à voir du tout avec que j’imaginais dans mes plus jeunes âges. La réalité nous rattrape forcément. On ne sait pas comment la gérer. Tiens donc, j’ai encore du travail à faire. Y a un super film à la télé. Non, je préfère bosser, y a que ça, qui me donne un semblant de vivre. Adieu au reste, je te connaîtrais peut être pas l’Amour. Je suis presque prêt, peut être par cynisme à bousculer dans un autre moule. Ce moule là n’est pas celui de mon éducation, mais celui ci ne marche pas vraiment. Ce moule là est proche de l’individualisme voire même de l’avidité, mais quand on ne compte que sur soi même, on prend forcément beaucoup de place et on en veut toujours plus.

 

Moi, JH, 22 ans, pas très optimiste sur sa vie sentimentale, qui veut pas trop le dire, mais qui pourtant écrit un texte bordélique là-dessus. Moi, avantage : un cœur qui attendra toujours tant qu’il bat. Moi, inconvénient : mon cerveau est un organe pas très patient.

27.12.2007

Un mec ordinaire pour une vie ordinaire

Voilà, je démarre ce texte par ce constat.. Après tous mes efforts inutiles, je suis revenu sur terre et ait réalisé que je suis un mec à l'existence ordinaire.. Un peu isolé, mais bon la mobilité n'aide pas à cela...

 

J'ai toujours cru à ces contes de fées: "un bon job, une femme canon, une maison de rêve, des enfants sages, des amis fidèles" Je n'avais pas réalisé que j'y croyais à ces machins, mais en faite si.. Faut dire que la télé, le ciné nous rebache cela sans arrêt.. Des comédies légères ou tout se finit bien aux séries déployant le mode de vie stateur (américain, jveux dire). Ces loisirs que je suivais avec intérêt pour fuir le malaise social et un mal de vivre.. Ces rêves m'ont hébergé plusieurs années durant..

Puis un jour, c'est le choc...

Je crois beaucoup insister sur la violence morale que j'ai subi a propos de ma différence, mais en même temps, je crois aussi que cela m'a beaucoup plus marquer que je ne veux le penser.. La dernière salve de ce déchaînement d'abrutis a sonné l'heure du réveil..L'heure de la maturité, de l'âge adulte, du retour à la réalité, de la prise de conscience.. Cela a fait beaucoup de mal, mais c'est peut être un mal pour un bien.. D'un moment à un autre, je serai redescendu

 

Fini le monde des bisounours. C'est fini le temps ou cette bulle était censé me protéger, me masquer la vérité. Je me suis découvert un tout autre tempérament que dans cette bulle. Je m'étais crée un personnage que je rêvais d'être. Mais j'en suis à mille lieux. Je rêvais qu'un jour, je sois célèbre, connu, aimé de tous. Ceci pour contrer le malaise que je vivais. Il n'en est rien.. Je serai toujours banal. Je ne sauverai pas le monde comme Bruce Willis, mais je me contenterai de vivre ma petite vie.. J'ai compris que beaucoup de mes actes n'auraient qu'une faible conséquence sur les autres. J'espère bien alors utiliser mon énergie de façon plus utilitaire plutôt que de la gaspiller à des causes sans fin..

 

22 ans d'apprentissage de la vie ordinaire.. Ce texte peut vous sembler nostalgique, voire aigri. J'avoue que c'est certainement l'ambiance qui y règne autour. Voilà, il reste certainement devant moi beaucoup de choses à vivre.. de façon ordinaire, mais pas parfaite loin de là.. alors autant rester à l'écoute de nos rêves, intuitions, pour mieux les accueillir sans perdre de vue la réalité.

 Voilà. out.

04.11.2007

Arbres

Les arbres des autres perdent leurs feuilles, leur prestige et se décomposent.. Tandis que d'autres, plus fragile d'apparence, gardent toute leur force pour vivre. Une force qui les habite se construit, les rendant plus sure et sereins.

La roue tourne, petit à petit. 

Oui.

 

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05.10.2007

Volcan

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Toujours sur des thèmes perso... volcan..ça bouillonne de partout..un volcan, c'est sur une montagne. au début, on se dit que ça cache quelque chose, quelque chose de puissant, fort.. mais rien, on a beau tout faire pour que ce qui se cache se révèle, mais rien..
 
puis un jour, sans crier gare, ça pète. comme ça, c'est violent.. tellement de choses étaient contenus, que ça sort tout d'un coup. sans aucun moyen de contrôle pour les êtres humains.. ce n'est pas parce que tout ce flot de magma secrètement caché n'était pas visible qu'il n'était pas présent.
 
c'est pareil avec les sentiments, les émotions.. on les cache ou on les expose selon nos personnalités.. mais en revanche, elles sont toujours là. si on les cache, il est possible que ça jaillise comme un volcan.  un putch émotionnel arrivant, et les gens découvrent tout ce qu'on pensait mais qu'on avait jamais réussi à dire.. et là, c'est beau.. comme un volcan.

extrait de Veronica Mars

-         Je ne te juge pas, je ne fais que dire ce que tu sais déjà.

-         (en voix off) Cette fausse fourrure était un mauvais choix pour infiltrer Utopia ?

-         Tu as construit une forteresse autour de toi. C'est vrai que ça apporte une certaine protection mais ça maintient aussi au loin les autres et ce qu'ils ont à apporter, affamant ton âme. Tu devrais penser à... t'ouvrir. Laisser entrer les autres.

09.09.2007

Tout droit

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Voilà, je crois que cette route représente bien ma personnalité..
Droit, honnête, franc, entier, déterminé sont des traits de caractère que l'on me reconnaît souvent.. Tant pis pour les défauts que cela engendre, chacun est comme il est...Ma vie a vu se passer des choses qui a forgé mon caractère à aller dans ce sens.
 
Je ne m'arrêterai plus, je trace ma route, je n'attend rien.. Plus certain que jamais, je continuerai dans ce sens, ne regardant pas les regrets que je pourrai avoir, et plus sur que cette route est la bonne, même si rempli d'embuches.. 
 
Ca me mènera quelque part: " Un homme qui sait ce qu'il veut atteind toujours son but "

19.08.2007

Ambitions

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 Oui, cette photo prise récemment illustre bien la direction des choses.. regarder droit devant.. la mer nous emmène au loin dans son aventure.. on ne sait pas ce qu'il se passera, mais on ne regarde plus derrière soi... après amertumes, voici ambitions...
 

18.08.2007

Amertumes

de la sociabilité à la solitude,

de la joie de vivre à la mélancolie,

de l'expansivité au repli,

de la spontanéité à la réflexion,

de l'insouciance à l'angoisse,

du monde gentil au monde moins gentil,

de l'ouverture à la méfiance,

de la confiance au camouflage,

de la liberté à la surprotection, 

 

bien des choses se sont passées entre la fin de l'enfance et le début de l'âge adulte... bien des choses se sont produites et marqueront, conditionneront notre vie qu'on ait été impuissant pour réagir, contrer cela..

 

Amertumes..  

28.07.2007

Le lieu qui a changé ma vie

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oui, ça peut paraître bizarre, mais ça l'est vraiment.. qui l'eut cru... à vos libres interprétations pour le QQOQCP (Quand, Quoi, Ou, Qui, Comment, Pourquoi) 

27.07.2007

Parole au bout du monde

voici une chanson que j'adore écouter en boucle..un vrai moment de bonheur, de légèreté, de poésie.. ça fait vraiment du bien..

 

Rouda : Qui a dit un jour que les paroles s'envolent et que les écrits restent
Et qui dira que cette histoire ne fut qu'une parabole de deux poètes à la plume trop leste
Des montagnes de l'Est elle traverse les rivières du grand Ouest
Puis serpente et s'entête jusqu'à se fondre dans l'asphalte

GCM : C'est l'histoire d'un récit qui traverse le monde comme tu tournes les pages de ton atlas
On m'a dit qu'il était conté par un mec très vieux, je parle pas du Père Fouras
Mais d'un ancien respecté à la voix aussi profonde que les rides de son visage
Je te parle de son récit qui pendant des décennies a traversé plus d'un paysage

Rouda : C'est l'histoire d'un tour du monde d'une course autour de la planisphère
Un moment hors de l'espace-temps où les secondes se comptent en millénaires
Ce n'est pas un conte mais un poème mi-phénomène paranormal
Mi-parole libre qui se promène forcément ça se passe à l'oral

GCM : C'est l'histoire d'un voyage fantastique auquel ont participé plus d'un élément
Qui, lors d'une existence classique, ne se croisent pas forcément
Ce voyage un peu magique, comme tout le monde tu en as entendu parler
Moi je l'ai connu un soir de pleine lune devant un grand ciel étoilé

Rouda : Moi je crois bien que c'est le vent qui est venu me la souffler
Et ça m'a fait l'effet d'un sédatif car à vrai dire ça m'a troublé

GCM : Cette histoire, je donnerais tout pour connaître son origine exacte
T'sais quoi Rouda on va remonter à sa source chacun de son côté, tel est notre pacte

Rouda : Ok Grand Corps Malade je te souhaite une balade planétaire
Je te laisse donner le top départ et le choix dans l'hémisphère

GCM : Tu devras fouiller dans 2 continents, moi 3, s'il faut on se retrouve dans 10ans
Mais comme j'ai plus de terres que toi, tu te taperas aussi le fond des océans
Bon voyage ! Que le meilleur gagne !

Rouda : J'ai commencé à observer les territoires les plus classiques
Le tableau noir des facultés aux discours très académiques
J'ai entendu les cris d'une parole qui s'endort dans des débats soporifiques
Des conférences, des galeries d'art et même des visites guidées au coeur des quartiers historiques

GCM : J'ai commencé ma quête en questionnant mon voisin de palier
Il est tellement vieux qu'à un bout de cette histoire il est forcément lié
Il m'a conseillé d'enquêter dans un petit village montagnard
Mais les gens que j'ai croisés là-bas avaient étrangement perdu la mémoire

Rouda : Sur mon itinéraire j'avais quelques antiquaires
Je n'y ai trouvé que des mots en vieux français et des paroles pleines de poussière
J'ai rencontré deux trois coiffeurs et leurs récits légendaires
A la racine j'ai tout compris de la théorie de la pesanteur
J'ai donc pris de la hauteur j'ai fait pas mal d'aller-retours
J'ai été rapide ou plein de lenteur mais la durée de mon parcours
S'étale sur le Maghreb et ses conteurs jusqu'aux tavernes de Singapour
Des tribus nomades d'orateurs aux temples de Kuala Lumpur
J'ai vu des mots d'absence des mots laissés sur une porte et même des mots d'amour
J'ai parfois pris le mauvais sens et plus j'ai fait la connaissance des nouveaux troubadours
GCM : J'ai compris que c'que je cherchais avait quelque chose de secret
Et que cette histoire était fragile comme un mot écrit à la craie
Je scrutais la nuit dans des ruelles sombres aux odeurs de pisse
Quand un vieux clochard me lança enfin sur une bonne piste
Il m'a dit d'aller interroger un scientifique, j'étais d'accord
Mais celui-ci m'a rien appris, j'ai juste révisé le théorème de Pythagore
Alors je suis allé voir les plus grands philosophes du continent
Mais ils m'ont saoulé, j'préfèrais encore mon vieux voisin incontinent
J'ai rencontré des tas de personnes, de Reykjavik à Pékin
Des groupes de jeunes rappeurs aux vieux griots africains... mais en vain

GCM & Rouda : J'ai vu des mots tendres, j'ai vu des mots d'excuse, j'ai vu des gros mots
J'ai vu des mots à prendre des mots qui accusent et même des mots en trop
J'ai vu des mots passants, j'ai vu des mots vexants, j'ai vu des mots tranchants comme un pieux
J'ai vu des mots qui immobilisent des mots sans mobile et même des mots creux
J'ai vu des Mohammed, j'ai vu des Mauricette
J'ai surtout vu que j'avais fait ce voyage pour rien
J'ai vu de mauvais mots, j'ai vu des bons moments
Et que finalement la source n'était pas si loin
Cette histoire, c'est la tienne, c'est la mienne, elle est bien réelle
C'est l'histoire du langage universel faîtes qu'elle soit éternelle
J'sais pas pour toi Grand Corps Malade mais notre fin de texte me semble un peu trop solennelle
C'est vrai Rouda mais l'important c'est peut-être juste qu'elle soit belle
Ca leur paraîtra peut-être bête encore plus con que deux poètes
Mais j'ai encore envie de la dire : que vive la parole libre !
En tout cas c'qui est net, c'est que cette histoire vit dans toutes nos têtes
Et qu'on continueras à la vivre jusqu'aux toutes dernières pages de notre propre livre
Bon voyage ! Que le meilleur gagne !

26.07.2007

Rêves inachevés

« Je suis heureux de t’avoir trouvé. Prend moi dans tes bras, je t’aime. Très fort. J’ai envi de toi. Je voudrais mourir comme cela. Avec quelqu’un qui me prend dans ses bras. J’ai envi de rester comme cela toute la nuit. »

 

Derrière ces paroles illusoires sa cachent des rêves inachevés. Que faire face à ces rêves ? Il est difficile d’y résister tant on sait qu’ils sont difficile à atteindre. Peut être ces rêves sont irréalistes. Mais on ne sait pas. On aimerait savoir, pour qu’on abandonne tout de suite. Mais en même temps, rêver est un échappatoire à la vie frustrante qu’on mène. Ces frustrations qui s’accumulent et une incapacité à les gérer. A force, rêver devient nécessaire. C’est un moteur pour notre vie, pour qu’on continue à se battre.

 

Petit moment de philosophie, servant de rattrapage à quelqu’un qui à eu 8 au bac en philo

La tortue qui veut pas perdre sa carapace

Gertrude, brave tortue adorant les enfants adore garder sa carapace. Elle n’aime pas qu’on lui ôte cette protection. Elle aurait si peur sans cette armure. Qui lui protège de la pluie, qui la réchauffe, ou encore qui lui permet de se distinguer aux yeux de ses cousins mammifères. Mais Gaëtan n’est pas tout à fait de cet avis. Gertrude est son animal préférée, mais bien qu’il sait que la tortue n’aime pas ça, Gaëtan adore essayer de lui ôter sa carapace.

 

-         Au secours, arrêtes ça, s’il te plaît, je t’en supplie.. non arrêtes, martèle sans cesse la pauvre tortue.

 

Elle en pleurait presque de perdre son toit. Mais qu’est ce qu’il fait que Gertrude apporte tant d’attachement à son toit. Gaëtan, si malin aimerait bien savoir, mais malgré ses multiples techniques d’approche, il n’a jamais réussi à savoir. Pourtant il adore Gertrude, mais elle ne se laissera jamais faire :

 

-         j’enlèverait ma carapace que lors d’un jour spécial. Et j’espère bien que ce jour n’arrivera jamais. D’ailleurs, qu’est ce qu’un jour spécial ?

 

La tortue se disait experte pour envoyer dans les choux les gens puisque Gaëtan s’en était allé. Puisque la tortue se remit à dormir. Ah qu’est ce qu’elle aime cette tranquillité, elle a besoin de cette solitude, de s’échapper de ce monde qui ne chercher qu’à lui ôter sa carapace. Elle se souvient encore avec émotion quand elle était encore en exposition en magasin, tous les petits enfants cherchaient à enlever son armure. Mais elle avait si peur, même si elle savait que ces petits enfants étaient inoffensifs. Si bien qu’elle réagissait bruyamment aux attaques des petits enfants, la faisant passer pour une tortue peu confortable. Elle mit du temps à trouver des maîtres qui voulaient bien d’elle. Elle avait trouvé une maison confortable, mais le petit Gaëtan menaçait à tout moment de se lasser d’elle si elle ne se laissait pas aller. Au fond d’elle, elle aimerait savoir ce qu’il y a sous cette carapace, elle ne l’a jamais su.

 

Réveillé quelques temps plus tard de son sommeil, Gertrude s’inquiéta de ne pas revoir son ami. Mais il semblait distant.

 

-         Gaëtan, gaëtan, reviens s’efforça de crier la tortue.

 

Mais le jeune homme ignora la tortue, et la pauvre Gertrude devait s’effondrer dans sa tristesse. Pourtant ce n’est qu’une misérable carapace. Qu’est ce qu’elle a cette carapace. C’est juste un peu lourd, mais c’est si confortable. Elle ne sait même pas si c’est beau à l’intérieur. Et puis, elle ne sait pas comment expliquer à Gaëtan que ce n’est pas grave.

 

-         Je suis sur que c’est beau sous ta carapace s’exclama Gaëtan

 

La tortue, surprise de ce regain d’intêret du garçon avait envie de se laisser aller. Elle se demandait pourquoi Gaëtan imaginait cela. Peut être, aimait’il à sa façon ce que Gertrude ne voulait pas entendre parler. Qu’est ce qu’il y a sous cette carapace.

 

-         On verra si demain est un jour spécial, mon ami

08.07.2007

Frissons

Moment seul.. cette journée fut chargée... je n'arrive pas à dormir.. tiens, et si je mettais de la musique... tiens essayons le duo Yann Tiersen & Shannon Wright.. tiens mettons la piste 9, ça fait si longtemps que je l'ai pas écouté.. cette rareté pour mieux préserver cette la pureté, la qualité, le bonheur de l'écoute... J'enclenche le numéro de la piste... la musique s'élance.. Et puis, des frissons se lancent dans tout mon corps..

 

Que j'adore ces moments.. je ne connaissais pas ça il y a quelques mois.. c'est un grand progrès... ces frissons me rappellent des moments particuliers ou j'écoutais ces chansons.. ces frissons me transmettent l'état émotionnel des compositeurs, ces frissons me mettent en fusion avec la musique..

 

 

22.06.2007

Je ne sais pas

Oui, ces mots sont entrés dans mon vocabulaire depuis peu. Jusqu’à présent, ils en étaient toujours bannis. Cette époque est révolue. Ce n’est pas une si grande révolution que ça au final. Mais tout de même. Dire je ne sais pas, ça change tout. On peut enfin se permettre de répondre je ne sais pas, sans se dire qu’il faut résoudre ce que je ne sais pas. Fini les réponses fermées, vive les réponses ouvertes. Les oui, les non enlèvent tout le charme du je ne sais pas.

Le je ne sais pas veut dire tout et rien à la fois. Dire je ne sais pas, ça peut être se poser encore plus de questions qu’avant. Entendre je ne sais pas relève d’un manque de clarté dans les discours. Je ne sais pas, c’est aussi de la pudeur face à certaines choses, une délicatesse face à la tristesse de quelqu’un. Je ne sais pas joue un double rôle. Il introduit l’art de l’interrogation, tout en servant aussi de point final. Je ne sais pas et puis c’est tout. Tant pis, on en mourra pas. Voilà, ça fait du bien de se dire ça. Je ne sais pas. Je le répèterai volontiers bien des fois

Des gens n’aiment pas le je ne sais pas. Ces gens semblent vouloir tout savoir et ne pas laisser de place au mystère. Mais il y a beaucoup trop de choses qu’on ne peut pas savoir, et qu’on ne saura jamais. On a pas assez d’une vie, pour tout savoir, bien malheureusement. On se complique moins la vie. Enfin je ne sais pas.

Dire je ne sais pas, c’est peut être manquer une réponse, laisser tomber une énigme sur la vie, les choses, sur soi, sur tout. Mais cela peut aussi être un facteur de surprise, on avait pas voulu en savoir plus, et puis les choses sont arrivés naturellement. Vouloir ne pas tout savoir est peut être aussi se faire confiance sur notre capacité à laisser planer le mystère autour de soi. Sur notre capacité à s’aérer l’esprit, à ne pas juger, à ne pas trop prévoir, à ne pas trop fouiller, à ne pas vouloir tout contrôler. Je ne sais pas rend plus humain, savoir qu’on ne sait pas aide à mieux vivre.

Peut être, enfin, je ne sais pas.

15.06.2007

Touché mais pas coulé


La survie d’un homme en jeu. Il se demande comment il a pu en arriver là. Tout se passait si bien auparavant, cette bataille s’engageait bien. Il se rappelle encore des derniers instants de détente avant la bataille, les commandants donnant leurs derniers ordres, et lui, profitait des derniers instants de calme avant la tempête. Et puis voilà, ce fut le début du combat. Elle ne se passa pas comme prévu et en route il a perdu de vue ses équipiers de combat. Il a cherché à voir s’il était vraiment seul, ou si d’autres se sont retrouvés coincés comme lui, mais après multiples tentatives, il dut se résoudre à affronter cette situation seul. Extrêmement seul. Il tenta de se remémorer les rudiments du combat lorsqu’on est perdu, histoire de se remettre en chemin. Pas de place à l’émotion, il faut réfléchir. Traverser tout cela, il n’y a pas le choix. Il décida d’avancer doucement, et en extrême prudence. Soudain, lorsqu’il croyait être bien caché, un tir s’amorça, le visant, mais heureusement, le snipper loupa son coup.

 

Ouf se dit’ il, sauvé. Merde se dit’ il en même temps. Il y a des snippers. Il se doute bien de la galère dans laquelle il s’est mis. Il réfléchira longtemps à revenir en arrière, mais ce n’est plus la peine, c’est aussi dangereux que maintenant. Il reprit son chemin, doucement, en essayant d’avoir la stratégie de toujours se réfugier derrière quelque chose qui pourrait le masquer. Puis, un autre tir. C’est pas possible qu’il se dit. Comment a-t-il pu faire pour le voir ? Il ne sait plus trop quoi faire. Rester immobile. Non, il se fera découvrir à un moment ou un autre. Fuir ? C’est la solution, mais le snipper le pointe. Un avion en survol lâchant des bombes à proximité le sortit de sa réflexion, et il n’hésita pas à sortir très vivement de sa cachette. L’effet de surprise escompté a pu jouer en sa faveur. Le snipper n’a pas réagi. Il poursuivit sa route, en essayant de s’écarter au maximum des voies de passage. Il se demande pourquoi l’avion a lâché des bombes si près, cela est sans doute signe que le combat a lieu beaucoup plus loin. Il est donc encore plus seul qu’il ne le pensait. Il se prit de panique pendant quelques minutes et regarda par réflexe sa montre. 5h43. Le combat a commencé à 1h30. Oui, il a vraiment du s’éloigner de ses équipiers. La panique continua à le saisir. La trouille de retenter quelque chose. Deux tirs de sniper l’ont frôlé. Il sait qu’il va sans doute mourir, mais il se doit de tenter quelque chose.

 

Il reprit le cour de sa nouvelle mission en repartant. Il désirait plus que tout s’en sortir. Il ne voulait pas céder. Puis un passage à découvert. Merde, comment faire. Téméraire, il se lesta des affaire inutiles et emporta avec lui le strict minimum pour traverser ce passage. Juste à la fin, un tir le toucha à sa main gauche, qui était resté un peu trop éloigné du corps. Il se tortilla de douleur, mais encore une fois, il a échappé au pire. La balle a bien touché la paume. Il commença à se demander d’où venait cette bénédiction. Il est cerné par une horde de snippers et certainement de soldats ennemis qui n’attendent que de le voir, mais il est encore vivant. A l’heure qu’il est, il devrait être mort. Curieusement, sa façon de moins ressentir la douleur, fut d’espérer. Il était peut être irréaliste, mais il espérait. Retrouver ses camarades, être fêté en héros, recevoir une prime, être dispensé de combat pour blessure. Retrouver sa famille, revoir ses amis. Il se plongea quelques instants dans ses rêves illusoires, mais qui le faisait espérer. Il se dit à ce moment là, qu’il ne céderait pas. Qu’il voulait y arriver. Il y croyait. Puis il entendit au loin des voix. Il se prit d’une énorme panique, et par instinct de survie, se fourra dans un énorme buisson. Ce buisson le criblera de piqûres. Mais ces piqûres le font vivre. Il n’a plus peur de la douleur. Il espère, il veut. Tout peut lui arriver, tant qu’il est vivant, il espère, et il vit. Sa peur augmenta au fur et à mesure que les soldats s’approchaient doucement. A cette vitesse, et avec beaucoup de concentration, il se ferait repérer rapidement.

Il écouta ce qu’il put comprendre des soldats. Ce ne sont pas les siens. Une peur bleue le saisit, mais il reste immobile. Les piqûres du buisson le ramènent à la réalité. Il put comprendre que le combat se déroulait à l’Est. Il regarda vers ce qu’il pouvait voir du ciel, pour trouver l’Est. Il était dans la direction. Les troupes ennemies s’éloignant, il attendit de longues minutes pour sortir du buisson. Toujours vivant. Touché, mais pas coulé. Il entreprit de continuer sa marche vers l’Est. Une nouvelle force l’empara. Sur de lui, il allait tout droit. Aussi dangereux que cela pouvait l’être, rien ne se passait. Simplement irréaliste. Il n’y croit pas. Le coin n’est peut être pas si dangereux que ça. Puis à l’angle d’une roche, il croisa un nouveau snipper. Ebahi, celui-ci ne réagit même pas. Il semblait apeuré de le voir et restait immobile, sans même un réflexe de prendre son fusil. Tétanisé, il laissa s’échapper le soldat téméraire. Maintenant, les snippers sont terrifiés, se dit’ il. A cet instant, il n’était pas encore sorti de cette galère, mais il avait plus que tout, la conviction qu’il allait y réussir. Tant pis si cela ne serait pas le cas. Il aura essayé. Il avait trouvé sa raison de vivre. Espérer. Croire en lui pour se sortir des impasses. Grâce à des snippers incapable de l’atteindre. Des miracles se sont produits, récompensant sa ténacité. Il verra bien ce qui lui réserve la suite. Il reprit sa route.

08.06.2007

Echanges


-         Allo ? 

-         Allo, la Raison ?

-         Oui c’est moi. 

-         Oui, bonjour, ici, c’est l’Emotion. Je vous appelle parce que j’ai un client qui est pas très content à propos de vous, sans vouloir vous offenser

-         Ah bon ? A propos de quoi ? 

-         Bah il dit que la machine que vous lui avez fourni récemment ne marche pas vraiment. Il paraît que cela a du mal à cohabiter avec la machine fourni par mes propres soins

-         Ah bah mince alors. Va falloir que j’y jette un œil. Qu’est ce qu’il se passe au juste ? 

-         Oh, ne vous en faîtes pas trop, la Raison. Les deux machines se rejettent et malheureusement, la mienne a tendance à mieux fonctionner que le votre. Vous m’en voyez désolé, votre machine est pourtant aussi essentiel que la mienne.

-         Ca ne m’étonne absolument pas. J’ai eu beaucoup d’appels d’associés comme vous, et qui m’ont relaté le           même problème. Pour le moment, je ne vois pas trop ce que je peux faire. Mais vu comment, nos systèmes           sont soumis à rude épreuve, cela ne m’étonne pas que le votre marche mieux. Le mien peut être très efficace,       mais tient difficilement la charge. Vous avez de la chance avec vos performances l’Emotion 

-         Je comprends. Mais le problème dont vous relatez, peut avoir les mêmes effets. Il tient la charge effectivement, mais au bout d’un moment, la machine fait n’importe quoi.

      -        Oui, mais si la mienne fonctionnait bien, il ne devrait pas y avoir de problèmes pour le votre. Est-ce que le client            a emmené les machines chez le réparateur ? 

-         Oui, il a essayé, mais en faite, cela provient d’un grave désaccord entre les deux machines. La communication pour la production passe très mal. Votre machine la Raison essaye de dialoguer calmement, tandis que la mienne a tendance à être impulsive et incontrôlable. Je n’y comprends rien. Avec le paramétrage actuel de votre machine, la mienne devrait fonctionner à merveilles

-         Ah, que dire. La machine a ses raisons, que la Raison ignore

      -         Je ne le vous fais pas dire.. La seule solution pour le moment, serait de laisser faire. Peut être que ma                         machine arrivera à se reprendre, l’Emotion 

-         Je sens effectivement, que nous n’avons guère de choix. Je peux tout de même conseiller à mon client, d’emmener ses machines chez un médiateur. Il pourrait essayer de rétablir le dialogue.

      -         Bonne idée, ce genre de réparations fonctionne bien, mais cela prend du temps. Vous savez sans doute que                 pendant ce temps là, les machines sont nettement moins efficaces. 

-         Oh oui, nombre de mes clients qui ont amené leurs machines chez un médiateur sont obligés de ralentir leur production. C’est souvent un moment très délicat pour eux la Raison.

      -         Sans doute, mais ô combien nécessaire. Est-ce que vous avez autre chose à me demander ? 

-         Non, si ce n’est de passer le bonjour à vos enfants. J’espère que ça va bien pour vous, en ce moment.

      -         Oui, les ventes marchent pas mal en ce moment. Je sais que cela en est de même de votre coté, l’Emotion. 

-         Oui, bon, allez au revoir, et merci encore.

-         De rien, et bonjour à vos enfants de votre coté. Au revoir

02.06.2007

Esclave de ses émotions

Jeudi 13 Juin, 2nde journée du concours pour entrer dans les grandes écoles. Tout le monde sur le qui vive, chacun gère son stress.  J’ai très mal dormi, complètement immergé dans le stress, ingérable.. Une dépression forte, l’impression de nager pour sa survie et de ne plus avoir beaucoup de ressources. Ce n’est pas physique, mais simplement émotionnel. J’ai pourtant essayé de me recoucher, mais dès 5h j’étais debout, et je ne pouvais rien faire, ni même réfléchir. Tout me paralysait, mes 6 sens en éveil constant. 9h00 : c’est le début de la présentation du matin. C’est parti pour 3 heures. Je me suis isolé, je ne passe que le lendemain, mais je stresse tellement que je ne veux personne à coté de moi. En face, il y a deux camarades, un gars et une fille sur un sujet pas facile. J’ai entendu que le dossier n’est pas parfait, que la présentation est trop lourde en informations. Je sens d’ores et déjà un certain pessimisme sur le sort des deux.

 

Les minutes défilent tellement vite, je suis toujours paralysé par la peur. Cette peur, que je n’ai jamais senti aussi présente dans ma tête, mon cœur. La pause arrive, le duo n’est pas au meilleur, l’intervenant les critique. Je me sens quelque part mal pour Elle. Ca aurait été quelqu’un d’autre, je m’en fouterai certainement. Je ne sais pas pourquoi, mais là, le blindage, il ne tient plus trop. Certainement les fortes émotions. Puis, pendant la pause, un camarade vient me voir, et me dit qu’il me trouve pas en forme ces derniers jours. Il a perçu que j’allais pas bien. Je l’en remercie. Les gens voient, savent que je suis plus qu’en panique. Quelque chose me dit que ça va sortir. Des larmes ou des cris, je ne sais pas. La présentation continue, mais je me sens obligé de m’embourber dans mon monde parallèle, le seul moyen de ne pas subir tout les flux stressants et d’émotion. Je rêve, je pense, je cogite, je stresse en pensant au lendemain, j’angoisse, je veux m’en sortir, je veux aller au bout, j’y arriverai, ce n’est rien, c’est juste un oral de 3 heures ou personne ne sait ou il va. Non ce n’est rien, il y a pire. Je le sais, mais pourtant, j’en peux plus. La fatigue n’enlève rien. Puis le duo termine sa présentation. A la fin, quelques commentaires de mes camarades se font, j’écoute de nouveau, c’est ce qui est le plus intéressant. Puis enfin les critiques de l’intervenant. Et là, dans ma tête, c’est inévitable. Je sentait fortement qu’Elle était sensible, quelque part fragile. Je savais que si l’intervenant poussait trop loin les critiques, elle allait chialer. Et je voulais pas voir ça. Mon âme déteste voir ça.

 

Ce que je redoutais arriva. Elle commença à froncer les sourcils, à reculer, je me suis dit, ça y est, tous les signes sont réunis. Je n’ose plus la regarder, je sens déjà ses larmes qui coulent, sans même la voir. Je la regarde, et je la vois pleurer discrètement. Puis un grand frisson m’envahit. La chair de poule. Putain, je vais en chialer aussi. Merde, vite mon blindage. Merde il ne tient plus, il y a plus rien, je ne suis plus protégé. Des larmes tombent de mon visage, mais je m’empresse de les sécher. Je me force à ne pas la regarder, et je pense à autre chose. J’entend encore les dernières critiques de l’intervenant, et c’est fini. Dans ma tête, je voulais plus que tout, l’aider, la réconforter. Pourtant en la croisant plus tard, je la voyait éponger ses larmes en passant à coté de moi et m’ignorant. Je n’ai rien fait, pas même un geste, j’avais peur que tout soit maladroit, mal interprété. J’ai joué à l’égoïste insensible, alors que l’on avait tout partagé. Je n’ai jamais rien dit, personne n’aurait compris. Pourquoi pleurer pour une autre personne. Quand on ne peut plus rien contrôler, on devient esclave de ses émotions. Mais aussi parfois, incapable de réagir.

Yann Tiersen & Shannon Wright - Dragon Fly

Tiré de la collaboration entre deux artistes à l'univers opposé, dragon fly est une musique qui met du temps à s'imposer dans vos oreilles.. mais quand ça y est, ça n'en ressort plus.. C'est ce qui, je crois fait la marque de fabrique de grands albums, tels cette collaboration.

 

Une merveille de sensibilité, d'émotions lancées aux oreilles des auditeurs.. Cela oscille entre un rock abrasif, et des chansons mélancoliques qui nous emportent dans cette synergie.. voilà, place aux paroles, juste pour l'honneur:

 

On the day that we met
I awoke from a total sleep
You said
Keep your eyes open wide
And keep your arms open wide
You brought me courage
You bring me courage
To keep my eyes open wide
And keep my arms open wide
You brought me courage

You show
A kind of delight
Dancing 'round
Like a dragonfly
Like a coverlet in the summer's air
In the summer's air
In the summer's air

On the day that we met
I awoke from a total sleep
You said
Keep your eyes open wide
And keep your arms open wide

You brought me courage
You bring me courage
To bring my eyes open wide
To keep my arms open wide
You bring me courage

You wrap your curve of delight
Round my cold cold neck
You're a coverlet
In the summer's air
In the summer's air
In the summer's air

28.05.2007

petit moment de philosophie

oui, ça faisait bien longtemps... c'est bien joli la réalité, de compter, de calculer, de vivre au jour le jour, m'enfin, un petit moment de philosophie, ça ne fait pas de mal:

 

« Qui connaît les autres est instruit. Qui se connaît est sage. » – Lao-Tseu

 

voilà, tout est dit.. maintenant, cogitez !!!!